LE GRAND DEBAT - ORALTITUDE

INTRODUCTION


Nous savons désormais que nous vivons sur le plan climatique et sur le plan sociétal au pied d’un barrage dont la structure se fissure et craque en maints endroits au risque de tous nous engloutir quand elle cédera. Chaque bonne volonté qui essaye d’apporter son coup de truelle pour consolider tant bien que mal l’ouvrage en déshérence est bien sûr à saluer, mais on peut aussi tenter d’ouvrir sur le côté un canal qui permette d’orienter une partie de cette eau retenue pour éteindre les divers incendies qui nous menacent et le diriger reste vers des champs assoiffés dans lesquels germineront les récoltes de demain, transformant ainsi le danger en moisson.

Les découvertes dont nous allons parler fondent le projet Oraltitude Odyssée qui est l’outil conçu pour creuser cette dérivation. Dérivation doublement salutaire puisqu’elle évacue le danger tout en irriguant l’avenir. Ces avancées novatrices sont exposées dans un livre « Demain, la voix » qui va être prochainement mis en ligne mais en amont de cette parution, je me permets d’en faire déjà part dans le cadre du Grand débat national car elles sont en phase avec les préoccupations pour le futur qui animent ces échanges citoyens. Ce qui a été mis à jour fut d’ailleurs jugées suffisamment important par le Ministre de l’Education de l’époque pour déclencher en 1997 une mission nationale sur la voix, pour laquelle, alors professeur de mathématique et de physique, je fus détaché au Ministère de la Recherche afin d’explorer les moyens permettant de mettre les bénéfices de ces avancées à disposition de tous.

A disposition de tous en théorie car le grand public n’est pas au courant de ces travaux. Ceci par le fait que certains hauts responsables (gouvernements et administration) ont - pour des raisons qui ne sont souvent pas à l’honneur des personnes concernées, empêché, par inertie ou par volonté délibérée, que ces avancées puissent irriguer le domaine public. Privant ainsi, aussi difficile à croire que cela soit au vu de l’importance et de l’urgence des enjeux, l’ensemble du pays des précieux atouts inédits que ces découvertes auraient permis de mettre à disposition de chacun et au service de tous. « A disposition de chacun » car l’éclosion de la totalité du potentiel oratoire et artistique de la voix d’un individu change pour lui radicalement la donne, notamment dans son rapport aux autres et dans la quête existentielle et la recherche de sens que nous menons tous et « au service de tous » puisque ce qui a été mis à jour est susceptible d’apporter une contribution inédite au changement sociétal et civilisationnel en cours d’élaboration, (Cf. Cf. Interview de novembre 2018 dans la Strada).

Ce que nous avons découvert, c’est-à-dire l’existence d’un savoir vocal insu en sommeil dans chaque cerveau humain et la technique permettant de le réactiver, est en fait en mesure d’amener des améliorations notables dans beaucoup de périmètres concernant l’intérêt public. En particulier, nous l’avons dit, en direction de chacun des quatre volets qui ont été proposés pour ce Grand débat. Par exemple celui de la citoyenneté, versus « lutte contre l’échec scolaire et les violences de frustration associées ». Une des valences de l’Oraltitude est en effet de pouvoir offrir une contribution importante à la réussite de chaque élève grâce à la capacité de cette technique d’optimisation vocale à agir sur les deux versants du processus éducatif (restauration de l’autorité et du pouvoir de suggestion des maîtres et développement de la capacité d’attention et d’écoute des élèves). Il s’en suit une diminution des manifestations agressives toujours générées par un sentiment d’exclusion et d’injustice sociale car l’échec scolaire percute aussi bien le domaine de l’être (échec à réussir) que celui de l’avoir (échec à posséder). (Cf. Neuf impacts sur la relation Maître élèves ; Voix et violence scolaire ; voix et puissance symbolique témoignages d’ordres pédagogique et institutionnels, Témoignages de médecins).

Le secteur de l’éducation et donc celui de la citoyenneté sont ainsi susceptibles d’être directement impactés par ces avancées et cet aspect est développé dans la rubrique citoyenneté mais d’autres espaces sont également concernés : notamment celui de la transition écologique par la possibilité de créer pour chaque individu du lien et du sens grâce au pouvoir désormais offert à tous de devenir partie prenante de l’art vocal à haute altitude (Cf. témoignages ). Développer sa puissance artistique de créativité et d’interprétation diminue l’angoisse existentielle et les conduites consuméristes de compensation associées. La connexion au transcendant de l’art du son au niveau professionnel que permet d’atteindre l’Oraltitude, ouvre la possibilité d’un changement civilisationnel en donnant à la collectivité le moyen inédit de sculpter les premières marches d’une civilisation d’artistes (cf. site choeur de combat ). D’autres périmètres, dont certains en grande sécheresse peuvent encore être irrigués par ces découvertes : celui de la culture bien sûr compte tenu de ce qui vient d’être dit (cf. réduction de la fracture vocale), mais aussi ceux de la sécurité, de la santé, de l’emploi et des finances publiques (cf. Les neuf ministères concernés). Tout cela fort est fort joli, me direz-vous, mais on peut néanmoins légitimement se demander qu’est-ce que l’optimisation du potentiel vocal de chacun pourrait bien apporter comme contribution majeure au désamorçage des tragédies en cours et à venir : affaiblissement de l’axe de transmission intergénérationnel dans les structures de la cité (école famille etc.…), échec scolaire et violences de frustrations associées, réchauffement climatique, guerre pour le contrôle de l’énergie, pollution généralisée de l’air, de l’eau et des sols, émigration massive des populations menacées, épuisement des ressources énergétiques et des individus, perte du désir de vivre ensemble et du lien social de solidarité, développement des robots à haute intelligence artificielle et réduction en regard des bassins d’emplois au risque de voir éclore des générations d’individus désaffectés et déprimés, contingents observés avec gourmandise par les recruteurs de futurs terroristes…Baudelaire « disait que le musique creuse le ciel » alors disons que la possibilité d’extraire de la beauté du monde pour la partager avec ses semblables crée suffisamment de sens et de liens pour apporter un apaisement existentiel puissant et ce thème est détaillé dans le dossier sur la transition écologique. Mais qu’on se rassure déjà il n’y a rien de farfelu dans ce propos car sauf à penser que tout ce qui va être conté relève d’une hallucination collective – que nous serions alors nombreux à avoir partagé pendant toutes ces années (médecins scolaires, inspecteurs, directeurs d’IUFM, directeurs d’écoles, enseignants bien sûr et jusqu’à un ministre de l’Education nationale ainsi qu’un certain nombre artistes connus (cf. témoignages), cette histoire n’est pas un conte de fée mais bien un compte de faits et la gabegie évoquée un scandale d’Etat avéré. Quant au bien-fondé de la théorie neurologique élaborée pour tenter d’expliquer les effets constatés sur le terrain, j’ai demandé une confirmation scientifique par imagerie cérébrale des hypothèses émises et j’ai dans cette perspective proposé au directeur du laboratoire de sciences cognitives de l’Education nationale Mr. Stanislas DEHAENE, d’évaluer les processus décrits en soumettant le principe d’ORALTITUDE à un protocole de validation (ou d’invalidation des hypothèses qui ont été formulées pour expliquer le pouvoir de l’Oraltitude). Cf. Lettre du 24 janvier 2018 (sans réponse à ce jour…)

Mais quoiqu’il en soit de ces éclairages théoriques, la lecture des quatre dossiers en page de garde démontre que ces avancées ont largement fait la preuve concrète de leur capacité à apporter une contribution novatrice et inédite à plusieurs problèmes incandescents du moment. Nous formulerons dans la rubrique « Fonctionnement de l’Etat » des propositions permettant, en miroir des dysfonctionnements plus haut évoqués, l’installation de contrepouvoirs efficaces. Pouvoirs de contrôle de la sphère publique qui soient à même d’éviter qu’à l’avenir ce genre de gabegie absurde ne puisse se reproduire mais qui soient surtout en mesure de permettre que ces avancées puissent enfin profiter à chacun. C’est la finalité de l’action Oraltitude Odyssée que d’investir les quatre dynamiques nécessaires pour y parvenir : informer, former, promouvoir et défendre.

Vous souhaitant bonne lecture et dans l’attente de votre retour.

Fabien Roger AMORETTI

Responsable du projet Oraltitude Odyssée.