Vingt ans de perdus du fait de l’inaction de l’Etat ! Plus de deux cent cinquante lettres écrites, des mois entiers à attendre, le parcours obligé de la chaîne sans cesse croissante des intermédiaires, les courriers à qui personne ne donne suite, les coups de téléphone passés à des gens injoignables, les messages laissés dans leurs secrétariats, l'attente vaine et désespérante des réponses, les échos des démarches qui n'arrivent jamais, l'énervement qui gagne avec l'obligation stratégique de rester courtois et de s'excuser à chaque appel de venir déranger à nouveau, alors que la rage bouillonne, la révolte devant la désinvolture, le temps si précieux qui passe inutilement.